Essai de la Renault Twingo : une citadine qui a du coffre !

Le twist, le swing et le tango, ce sont trois danses. En les associant, vous obtiendrez Twingo. La citadine française a toujours assumé son côté décalé, inspiré de différents univers. Nous avons pris les commandes de la Renault Twingo 3 le temps d’un essai, commercialisée depuis 2014 et renouvelée en 2019, introduisant une inédite version électrique. Découvrez notre essai auto de la Renault Twingo.

Renault Twingo 3 : la star renouvelée

La troisième génération se tourne vers l’avenir en proposant une base entièrement nouvelle. Pour la première fois de son histoire, la Twingo est devenue une voiture cinq portes. Elle bénéficie à ce sujet de motorisations entièrement nouvelles qui ont la particularité d’être situées à l’arrière ! En 2015, soit un an seulement après le début de sa commercialisation, elle fut déjà produite à plus de 45 000 exemplaires, ce qui en faisait la citadine la plus vendue en France. Et ce n’est pas près de s’arrêter…

Mais surtout, sachez que la Renault Twingo 3 a été conçue en partenariat avec Smart. En effet, la Smart Forfour partage la même base, avec la même architecture propulsion à moteur arrière. C’est un moyen de réduire avantageusement les coûts pour les deux constructeurs. Bien dessinée et offrant un bel habitacle, la Twingo n’en finit plus de séduire. L’arrivée d’une version électrique a permis de toucher un public encore plus large.

Au volant de la Renault Twingo

Passons maintenant derrière le volant de la Renault Twingo 3. Tout d’abord, revenons sur les différentes motorisations proposées. Une palette de motorisations volontairement réduite. Par le passé, la Twingo GT avait existé, mais celle-ci n’est plus au catalogue car peu demandée.

  • 1.0 SCe 65 : un moteur essence 3-cylindres atmosphérique de 65 chevaux, avec une consommation en cycle mixte de 4,4 litres aux 100 kilomètres et 100 g de CO2 par kilomètre. C’est une motorisation d’appel, peu performante, mais suffisante pour un usage urbain. Hors des villes, la puissance se montre limitée malgré un poids légèrement inférieur à la tonne ;
  • 1.0 SCe 75 : ce même moteur essence 3-cylindres atmosphérique existe également avec une puissance de 75 chevaux. Il bénéficie de la même valeur de couple et affiche les mêmes consommations, à savoir une moyenne de 4,4 litres aux 100 kilomètres avec toujours 100 g d’émissions de CO2 par kilomètre. Plus à l’aise hors des villes, ce moteur convient davantage à la Twingo, en augmentant sa polyvalence ;
  • 0.9 TCe 95 : il s’agit d’un moteur essence 3-cylindres turbocompressé affichant une puissance de 95 chevaux. Celle-ci est atteinte plus bas dans les tours, ce qui permet de maintenir une consommation raisonnable, avec 4,7 litres aux 100 kilomètres et même 4,1 litres si vous choisissiez la boîte de vitesses automatique EDC6, accessible uniquement en option sur cette motorisation. L’agrément de conduite est nettement supérieur, idéal pour les globe-trotters ;
  • ZE RE80 : cette version électrique de 80 chevaux est associée à une petite batterie de 21,3 kWh qui autorise une autonomie allant jusqu’à 250 kilomètres en milieu urbain. Hors des villes, vous pouvez espérer atteindre 180 kilomètres sans recharger. Comptez 13 h 30 de recharge sur une prise domestique et jusqu’à 2 h 10 pour une charge intégrale depuis une Wallbox triphasée à 11 kW.

Derrière le volant de la Renault Twingo, on se sent plutôt bien. L’assise surélevée offre un bon ressenti de conduite. Nous sommes bien maintenus, dans des sièges plutôt enveloppants. Assez légère et plutôt haute (1,54 mètre), la Twingo 3 est assez sensible au vent latéral sur route. Un ressenti gommé sur la version électrique, plus lourde de 200 kg. Le fait d’avoir le moteur à l’arrière est imperceptible à l’usage. Cela génère moins de vibrations et permet d’avoir une direction ayant un angle de braquage exceptionnel ! Le toucher de pédale est agréable, avec une belle endurance de freinage et un durcissement progressif. Les accélérations sont assez franches, même sur les motorisations les plus basses, grâce à de bonnes valeurs de couple à bas régime. La boîte de vitesses à 5 rapports se montre correctement étagée, avec les trois premiers rapports plutôt courts et les deux derniers allongés afin de maintenir une consommation raisonnable sur autoroute. Quant à la boîte de vitesses EDC optionnelle, exclusivement associée à la motorisation TCe 95, elle bénéficie d’un étagement idéal et d’une réactivité remarquable. Le plaisir de conduite est au rendez-vous tout en profitant d’une consommation encore plus basse.

Par ailleurs, la direction a une bonne consistance, avec un bon retour d’informations sur l’état de la chaussée. Les suspensions sont plutôt souples, mais sans prise de roulis excessive en virage. Les accélérations sont dans la moyenne basse de la catégorie, toutes motorisations confondues, mais cela demeure convenable. Précisons d’ailleurs que l’insonorisation est perfectible, aussi bien à l’avant qu’à l’arrière. Les bruits de vents sont nombreux tout comme ceux générés par le roulement. La marque au losange a fait en sorte de privilégier le confort sur la sportivité pure malgré ce que pourrait laisser présager l’architecture propulsion à moteur arrière. Dans les faits, cela ne se perçoit pas. L’ESP se déclenche rapidement pour corriger tout excès d’optimisme. Même sous la pluie, la Twingo 3 se montre très sécurisante à conduire.

En somme, c’est une voiture agréable à conduire, qui répond à tout ce que l’on peut attendre d’une citadine moderne. La version électrique peut surprendre par sa faible autonomie… Renault a souhaité démocratiser cette technologie en favorisant une batterie moins capacitaire, mais rechargeable plus rapidement. Tout cela s’associe à un poids réduit face à la concurrence, qui réduit la consommation.

À bord de la Twingo : color power

Passons maintenant à l’intérieur de la Twingo 3. Si vous aimez les intérieurs colorés, vous allez être servis. La marque française a fait le choix de proposer des tons chatoyants et très diversifiés. La première impression est donc positive avec la sensation que Renault a cherché à offrir la meilleure qualité perçue. Les touches de couleur renforcent assurément cette impression. Malgré sa longueur de seulement 3,61 mètres, la Twingo 3 donne un vrai sentiment d’espace. À l’avant, l’habitabilité est excellente, bien que les sièges un peu trop « droits » puissent déranger. Cela donne un côté utilitaire qui peut perturber. Les roues ayant été poussées aux quatre coins, l’empattement de 2,49 mètres offre une excellente habitabilité à l’arrière aussi. Dissimulées dans les montants C, les poignées de porte arrière sont bien intégrées. Les deux places arrière sont assez agréables, malgré une finition moins flatteuse et un maintien très faible. On note d’ailleurs que les vitres du second rang ne s’abaissent pas, elles peuvent simplement s’entrebâiller légèrement.

Le levier de vitesses, qui dispose d’un débattement très long, permet de bien décomposer les mouvements, ce qui renvoie là encore un côté assez utilitaire.

Quant à la dotation, elle se montre plutôt complète, incluant de série les quatre airbags, le limiteur de vitesses, la climatisation manuelle ou encore les rétroviseurs dégivrants et réglables électriquement. Le système multimédia Easy Link arrive dès le second niveau finition. Disposant d’un écran de 7 pouces, il permet de superviser toute l’électronique à bord et bénéficie d’une connectivité Android Auto et Apple CarPlay.

Outre toute cette volonté d’en offrir beaucoup pour un prix plutôt bas, l’intérieur de la Renault Twingo a une finition perfectible. Les habillages colorés, d’un plastique peu épais, sont très sensibles aux rayures. Mieux vaut donc se montrer très méticuleux sous peine d’altérer ce joli visuel.

Un design qui intrigue avant de séduire

Restylée en 2019, la Renault Twingo joue la carte de la séduction. Longue de 3,61 mètres, large de 1,65 mètre et haute de 1,54 mètre, elle parvient à offrir beaucoup, dans un espace très réduit. Sa ligne originale se montre assez haute. Élaborée en partenariat avec Smart, elle en diffère totalement dans sa présentation. À l’avant, on découvre un pare-chocs au style très sobre, paré d’une grille d’aération et de deux écopes suggérées sur les côtés. Le logo de calandre est assez massif. Il est inscrit dans un renflement intégré un bandeau chromé et divers petits ornements chromés également, ce qui donne une belle unité qui se prolonge jusqu’aux optiques à LED. Justement, ces phares sont joliment dessinés, avec les feux de jours inscrits dans le pourtour des phares. Le profil est assez « lourd », avec un vitrage assez haut. On notera que des décorations latérales existent. Le bas de caisse comprend des protections de portières, souvent peintes couleur carrosserie et surmontées d’un petit jonc chromé. Sur l’aile arrière gauche, il y a une entrée d’air destinée au refroidissement du moteur par le biais de l’admission. La poignée de porte arrière, intégrée dans le montant, permet d’alléger la ligne.

L’arrière se montre tout aussi tendance avec un habillage de coffre noir, qui englobe les feux et qui se prolonge jusqu’à la jonction avec le pare-chocs. C’est joliment dessiné, surtout avec ce discret aileron de toit qui achève superbement la ligne.

Enfin, très coquette, la Renault Twingo dispose également de jantes alliage bien dessinées. Mais de base, ce sont de traditionnelles jantes en tôle avec enjoliveurs qui sont proposées.

La Renault Twingo 3 face à ses concurrentes

La Twingo évolue dans un segment où la concurrence tend à se raréfier. En effet, les Peugeot 108 et Citroën C1 ont quitté le catalogue. Reste la Dacia Spring, 100 % électrique, qui entrera en concurrence avec cette même version de la Twingo. Néanmoins, la Twingo a pour elle une puissance près de deux fois supérieure, une meilleure habitabilité et une autonomie plus haute. La concurrente directe de la Twingo, c’est en réalité la Fiat Panda, elle aussi en est à sa troisième génération. Malgré une conception plus ancienne, l’italienne peut se targuer d’une motorisation avec micro-hybridation de dernière génération…

Évaluons la Twingo face à ses concurrentes sur cinq critères :

  • Le prix : la Twingo demeure en léger retrait ;
  • La praticité : malgré son petit coffre de 188 litres, la Twingo se montre facilement logeable et peut accueillir 4 adultes ;
  • Les équipements : bien dotée d’origine, la Twingo en offre beaucoup, dont la climatisation manuelle de série ;
  • L’esthétique : bien que sa ligne ait 7 ans, la Twingo reste dans le coup ;
  • Les performances : affichant jusqu’à 95 chevaux, la française n’a pas à rougir face à ses concurrents qui se contentent de 70 chevaux au maximum.

Notre ressenti sur l’essai de la Renault Twingo

Bien construite et spacieuse, la Twingo correspond à ce que l’on attend d’une Renault : une voiture à vivre. Et sur ce point, il faut dire que le modèle répond à nos attentes. Affichant jusqu’à 95 chevaux, elle se montre agile et tonique au quotidien, avec un amortissement qui fait la part belle au confort et des consommations dans la moyenne basse de la catégorie. La version électrique ne démérite pas, avec un compromis intéressant… Mais face à la concurrence grandissante, elle pourrait bien souffrir de ce choix stratégique d’implanter une plus petite batterie.

Quelle que soit la version retenue, la Renault Twingo est une voiture totalement recommandable. Mais pour bénéficier de son charme et de son agrément, mieux vaut éviter l’entrée de gamme et s’orienter au minimum sur la finition Zen. Sa dotation plus riche et son multimédia la rendent bien plus attractive.

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