16-25 ans : quelles sont les aides pour payer le permis de conduire ?

Examen du permis de conduire

L’obtention du permis de conduire est bien plus qu’une simple formalité administrative : c’est souvent le sésame indispensable pour décrocher un premier emploi, accéder à une formation ou tout simplement gagner en autonomie. Cependant, avec un coût moyen avoisinant les 1 800 euros en France, la facture peut vite devenir un obstacle. Alors, quelles sont les aides au permis pour les 16-25 ans ? On vous les détaille.

Le « Permis à 1 euro par jour » : un classique indémodable

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, il ne s’agit pas d’un permis au prix d’un café, mais d’un prêt à taux zéro dont les intérêts sont intégralement pris en charge par l’État. Le permis à 1 euro par jour s’adresse aux jeunes de 15 à 25 ans qui s’inscrivent pour la première fois à une formation de catégorie B, A1 ou A2.

Le principe est simple : une banque partenaire vous prête une somme fixe (généralement 600, 800, 1 000 ou 1 200 euros) que vous remboursez à raison de 30 euros par mois. C’est une option idéale pour lisser le coût de la formation sur trois ou quatre ans sans débourser un centime de frais financiers.

Attention toutefois : pour en bénéficier, vous devez impérativement choisir une auto-école labellisée « École conduite qualité ». En cas d’échec à l’examen pratique, un prêt complémentaire de 300 euros peut être sollicité pour financer les heures supplémentaires.

Le Compte Personnel de Formation (CPF) : un levier professionnel

Si vous avez déjà mis un pied dans le monde du travail, que ce soit via des jobs d’été, un CDD ou une alternance, vous avez accumulé des droits sur votre Compte Personnel de Formation (CPF). Depuis 2024, le financement du permis via le CPF est soumis à une participation forfaitaire obligatoire de l’utilisateur (fixée à un peu plus de 100 euros), mais il reste l’un des moyens les plus puissants pour payer sa formation.

En 2026, les conditions se sont légèrement durcies : l’utilisation du CPF pour le permis B doit désormais être justifiée par un projet professionnel concret. En d’autres termes, vous devez attester sur l’honneur que l’obtention du permis est nécessaire pour votre insertion ou votre maintien dans l’emploi. Il n’est également plus possible de financer un permis moto si vous possédez déjà le permis voiture. Malgré ces restrictions, mobiliser ses droits CPF permet souvent de couvrir la quasi-totalité d’un forfait de 20 heures.

Les bourses locales et le coup de pouce des Régions

Parfois, la solution ne vient pas de l’État, mais de votre mairie ou de votre département. De nombreuses municipalités ont mis en place des « Bourses au permis » destinées aux 16-25 ans. Le concept repose sur un échange : la ville finance une partie de votre permis (souvent entre 500 et 1 000 euros) en contrepartie d’une cinquantaine d’heures de bénévolat dans une association locale ou un service municipal. C’est une démarche citoyenne qui permet non seulement de financer sa conduite, mais aussi d’enrichir son CV d’une expérience solidaire.

Les Régions sont également très actives. En Île-de-France, par exemple, le « Chèque permis » permet aux jeunes en insertion professionnelle de bénéficier d’une aide allant jusqu’à 1 300 euros. En Nouvelle-Aquitaine ou dans les Hauts-de-France, des dispositifs similaires existent sous forme de prêts d’honneur ou de subventions directes basées sur les revenus du foyer fiscal.

Un outil gratuit comme le simulateur présent sur le site www.mes-allocs.fr peut vous permettre de renseigner vos informations personnelles (âge, résidence, situation familiale et/ou professionnelle, ressources…) et de découvrir à quelles aides vous êtes éligible pour financer votre permis de conduire.

Permis de conduire

Les aides au permis pour les apprentis

L’année 2026 marque un tournant pour les apprentis. L’aide forfaitaire de 500 euros, qui était autrefois versée sans condition de ressources à tout apprenti majeur, a fait l’objet de discussions serrées dans le cadre du dernier budget. Si elle a été supprimée dans sa forme universelle pour certains secteurs, de nombreux centres de formation (CFA) continuent de proposer des dispositifs de soutien via des fonds de solidarité ou des accords de branche. Il est donc crucial de se renseigner directement auprès de son établissement dès la signature du contrat.

Les aides au permis pour les jeunes demandeurs d’emploi

Pour les jeunes inscrits à France Travail (anciennement Pôle Emploi), une aide à la mobilité peut être accordée si l’absence de permis constitue un frein réel à l’embauche. Le montant peut atteindre 1 200 euros, versés directement à l’auto-école.

Les conditions sont strictes : il faut être inscrit depuis au moins six mois et justifier d’une promesse d’embauche ou d’un secteur d’activité nécessitant des déplacements fréquents.

Le SNU et la réserve : l’engagement récompensé

Pour ceux qui choisissent de s’engager au service de la collectivité, le permis devient beaucoup plus accessible. Les volontaires du Service National Universel (SNU) bénéficient de la gratuité de la plateforme de préparation au code de la route et d’une première présentation à l’examen. De même, les réservistes de la garde nationale (gendarmerie, armée) ayant effectué un certain nombre de jours d’activité peuvent recevoir une participation financière de 1 000 euros pour leur permis de conduire.

Rédigé par
La Rédaction
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