voiture occasion

 

2017, plutôt une belle année pour les vendeurs de véhicules d’occasion, puisqu’ils ont réalisé ensemble plus de 5,6 millions de transactions, soit une hausse de 0,7 % par rapport à l’année 2016.

 

Situation du marché de l’occasion en France

 

Si le marché de l’occasion s’est toujours bien porté durant 4 années consécutives, les ventes ont sérieusement progressé en 2017, battant même des records chez les revendeurs comme Autosphere.fr. Chez Dacia, on enregistre une hausse de 15 %. Elle est suivie de Kia avec + 12 %, puis de Toyota avec 9 % de hausse. Chez les marques françaises, la Renault Clio est la voiture la plus vendue en occasion, puisqu’elle accapare 6,6 % du marché. C’est en Île-de-France que se concentrent les transactions avec 13,4 % de véhicules immatriculés.

 

Les véhicules à motorisation essence font l’objet d’une attention particulière avec une part de marché de 36 %, soit une hausse de 7,6 %. Toutefois, les voitures Diesel restent au premier plan. Quant aux véhicules électriques et hybrides, ils ne représentent que 1 % du marché.

 

Pourquoi un tel engouement ?

 

Ce record peut s’expliquer par différentes raisons. D’abord, les Français investissent dans la voiture d’occasion pour une question d’économie. Certains modèles inaccessibles sur le marché du neuf peuvent afficher un prix abordable une fois qu’ils se retrouvent en seconde main. Par ailleurs, les véhicules deviennent de plus en plus fiables, car ils sont mieux entretenus. On peut bien trouver des véhicules d’occasion en parfait état même une fois passée la barre des 100.000km.

 

Nos véhicules sont âgés !

 

Selon les données publiées par AutoScout24 France, la vente des véhicules de seconde main âgés de plus de 15 ans (entre particuliers) a évolué de + 6,4 %, tandis que celle des voitures entre 2 à 5 ans (auprès des concessionnaires) a régressé de – 5,3 %. Pour le segment des occasions récentes qui ont 6 mois à 1 an, leurs ventes gagnent + 6,3 %. De ce constat, le parc automobile français vieillit, avec des véhicules âgés en moyenne de 9 ans en 2017 contre 8 ans et 8 mois en 2016.

 

La donne pourrait-elle changer en 2018 avec la nouvelle prime à la conversion ?

 

Afin de rajeunir le parc automobile, le gouvernement a apporté quelques élargissements au dispositif « prime à la casse ». Avec une nouvelle dénomination « prime à la conversion », ce « bonus » jusque-là réservé à l’acquisition d’une voiture neuve et pour les ménages modestes s’étend à l’achat d’un véhicule d’occasion et pour tous les ménages.

 

Bien évidemment, la prime est sujette à des conditions et elle varie en fonction de la situation de chacun. La première étant de se libérer de sa vieille voiture. Pour bénéficier par exemple de 2 000 €, le propriétaire non imposable doit posséder un véhicule à essence immatriculé avant 1997 ou un véhicule qui fonctionne au gazoil immatriculé avant 2001. La prime minimale étant de 1 000 €. Un tel encouragement a pour objectif de faire sortir quelques 100 000 vieux véhicules de la circulation d’ici la fin de l’année 2018.

 

100 000 contre plus de 5,6 millions !

 

Selon les remarques d’experts dans le domaine, le nouveau dispositif n’aura qu’une moindre influence sur le marché de l’occasion si l’on compare les nombres de véhicules d’occasion achetés et de véhicules anciens à retirer en une année. La fin de l’année nous en dira davantage sur la réaction des Français face aux ventes de voitures d’occasion !