Aujourd’hui, nous vous proposons un essai particulier, puisqu’il s’agit d’un jeu vidéo, qui n’est autre que MXGP 2, jeu vidéo officiel du championnat du monde de motocross. Découvrez ce que vaut réellement ce deuxième opus et ce que nous en avons pensé après avoir pu l’essayer durant plusieurs semaines.

mxgp 2

MXGP 2 est le deuxième jeu officiel de motorcross, succédant à MXGP.

Sorti le 7 avril 2016, cela fait désormais près de deux mois que ce jeu vidéo est disponible sur PC, PlayStation 4 et Xbox One. Il a été développé par Milestone plus d’un an et demi après la sortie du premier opus, en novembre 2014. Ayant toujours préféré les jeux vidéo DiRT de Codemasters aux WRC officiels de Milestone, nous partions malgré tout avec quelques à priori sur le jeu de par ses développeurs et notre manque de connaissances dans le domaine de la motocross.

Contenu appréciable

Si le premier opus avait déçu en matière de contenu, ce qui est d’ailleurs surprenant pour un jeu possédant la licence officielle, ce second “épisode” est quant à lui conséquent. Le contenu a été approfondi, apportant aujourd’hui 63 pilotes, 30 équipes et 21 circuits, dont une nouveauté : 4 circuits indoor. Avec la présence de nombreuses marques, le jeu est donc réaliste et complet en matière de contenu. Un bon point pour MGXP, qui s’annonçait révolutionnaire.

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Tout est personnalisable, jusqu’au manager personnel et au team manager.

Là où Milestone a frappé fort, c’est la personnalisation du jeu. Quand vous commencez le jeu, vous devez tout d’abord vous créer un pilote : nom, prénom, numéro, etc… Vient ensuite la personnalisation de votre moto, très complète allant du design aux pièces mécaniques. Enfin, vous devez recruter deux manager : un personnel et un pour l’équipe.

La personnalisation du pilote et surtout de la moto sont les atouts majeurs de ce MXGP 2 : des bottes au casque en passant par la tenue et les gants, vous avez le choix entre des dizaines de coloris, sponsors et styles de vêtements. Et votre moto en bénéficie également : personnalisation complète, des protèges-mains à la sortie d’échappement, de la fourche avant aux disques de frein.

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Cinq composantes de votre tenue sont personnalisables, avec un large choix pour chacune d’elles.

De nombreux modes de jeu sont présents, renforçant encore une fois l’aspect de quantité en matière de contenu. Parmi eux, “MXGP” vous permettant de réaliser de vraies courses avec vos pilotes préférés, un mode carrière plutôt immersif (rassurant pour une licence officielle), le “Monster Energy FIM MXON” officiel, un mode “Stadium Series” spécialement conçu pour les circuits indoor, des événements réels lors de véritables Grand Prix, et le mode “circuit d’essai” pour s’entraîner ou s’améliorer.

Graphismes soignés

L’aspect de graphisme a été largement travaillé par les développeurs de Milestone. Les graphismes du premier opus laissant clairement penser que le jeu était un vrai jeu d’arcade. Mais ce MGXP 2 se retrouve, de par ses graphismes ainsi que sa conduite, à mi-chemin entre arcade et simulation. Et même si le tout pourrait encore être amélioré, le visuel est agréable.

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Les graphismes se sont refaits une beauté pour ce jeu.

Jouabilité et conduite mitigée

Il y a deux manières d’aborder ce MGXP 2, et nous allons parler des deux. La première, en tant que débutant. Si vous n’avez jamais joué à un jeu de motocross auparavant, la prise en main n’est pas facile, malgré l’aide de tutoriels. L’accélération ne pose aucun problème, mais la maniabilité en est un gros : que ce soit en virage ou en saut, beaucoup d’aspects sont à prendre en compte, et ils ne sont pas simples. Pour les virages, vous n’avez plus seulement le choix entre freiner normalement et le frein à main, comme sur un jeu de voiture. Un troisième moyen d’aborder les virages vient se greffer : l’embrayage. Et quand on ne connaît rien au monde de la motocross, difficile d’évaluer quelle technique utiliser lors d’une course…

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Si vous êtes débutant, les didacticiels vous seront d’une grande utilité.

Viennent ensuite les sauts. Et oui, vous n’êtes pas en MotoGP sur un circuit fait d’asphalte et avec peu de dénivelé. Non, vous êtes sur un terrain de boue dont les spécialités sont les montées, les descentes, les petites et les grosses bosses. Les grosses bosses, d’ailleurs, comment ça se passe ? Tout comme les virages, trois manières de les aborder s’offrent à vous. Et pour choisir, il faut savoir comment sera l’atterrissage. Car vous devez contrôler votre moto une fois en l’air : la pencher en avant, en arrière ou en faisant une figure afin de gagner en vitesse lors de la reprise en touchant le sol.

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Les sauts ne sont pas faciles à gérer au début, mais tout s’apprend.

Et si vous êtes un pilote de motocross chevronné et ayant déjà quelques dizaines voire centaines d’heures de jeu à votre actif sur MXGP, vous aborderez la conduite d’une autre manière. En sachant conduire, vous prendrez bien plus de plaisir qu’un débutant, bien qu’il puisse tout à fait en prendre une fois la mise en main effectuée.

En revanche, l’IA (intelligence artificielle) pose un gros problème. Pas en soi, mais ce qui le concerne. Car en effet, MGWP 2 souffre de ce que les joueurs appellent le “syndrome Gran Turismo”. Mais en quoi cela consiste-t-il ? C’est très simple : votre véhicule est fait de sucre, tandis que celui de vos adversaires est blindé. Lors de contacts, parfois musclé dans cette discipline, l’IA ne chutera jamais de sa moto. Par contre, vous… c’est autre chose ! Les coudes-à-coudes ne sont donc pas avantageux du tout, enlevant ainsi une (grosse) partie du plaisir de conduire.

La fluidité manque également, surtout lors de gros virages, où la moto tourne presque à 180° de manière surréaliste et (trop) rapide.

Conclusion et avis général

Chez News-Auto, nous avons toujours préféré les autos aux motos. Et en terme de jeu vidéo, Milestone n’est pas LA référence dans ce domaine. Nous avions donc débuté cet essai en ne nous attendant pas à quelque chose de révolutionnaire. Mais malgré cela, il faut reconnaître que le contenu et les graphismes sont agréables et fortement améliorés. La personnalisation rend le jeu bien plus immersif, ce que nous avons tout particulièrement apprécié. En revanche, pour des débutants, la prise en main est très compliquée et la conduite n’est pas encore parfaite. Pour faire court : les passionnés de motocross seront ravis, mais la conduite les laissera peut-être sur leur faim pour ceux recherchant un vrai jeu de simulation. Pour les débutants ou personnes souhaitant découvrir la motocross et s’amuser, vous prendrez beaucoup de plaisir sur ce jeu une fois l’étape de la prise en main surmontée.