Sur le marché mondial des voitures d’occasion, l’Europe fait figure d’exception. Avec près de 3 véhicules d’occasion (VO) pour 1 véhicule neuf (VN) échangés en 2013, la France, le Royaume-Uni et l’Italie affichent la place prioritaire de ce second canal de vente dans l’économie continentale. Dans certains pays comme la Pologne, le ratio va même jusqu’à 6,1 VO pour 1 VN. Sur fond de crise financière, les pratiques commerciales, les préférences locales, mais aussi l’attachement à certaines marques expliquent le succès continu de cette filière. Comment se porte-t-elle ? Quelles autos s’offrent facilement une seconde jeunesse ?

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La situation du marché tricolore

En 2014, près de 5 360 000 véhicules d’occasion se sont revendus en France, soit une hausse de 1 % par rapport à 2013. Quel est l’âge moyen des VO français ? Il y un an, plus de 66 % d’entre elles étaient âgées de 5 ans ou plus. En France comme dans toute l’Europe, l’automobile a vieilli, d’où la stabilisation des cotes et des prix.

Quels modèles se taillent la belle part ?

Sans surprise, Renault arrive n°1 au terme de l’exercice 2015. La Megane, la Clio et la Twingo sont des modèles phares qui ne se démodent pas. Dans ce classement franco-français, on retrouve Citroën et Peugeot, qui se partagent logiquement le reste du classement. Une exception au tableau : la Golf de Volkswagen parvient à prendre la 5e place ! Élue 1ère au Grand Prix des marques automobiles 2013, BMW vient discrètement jouer les rivaux.

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Diesel ou essence ?
En France comme ailleurs, le diesel et l’essence ont leurs adeptes. Mais des différences se font tout de même ressentir à travers les 28 États membres. Pas plus loin que dans l’Hexagone, en Belgique, en Espagne et au Portugal, le taux de pénétration du diesel sur le marché dépasse les 65 %. Victime de son succès à la suite des chocs pétroliers, il s’est imposé en véritable alternative économique, autant du côté du neuf que de l’occasion. Aux portes de l’Europe, le diesel est même le critère n°1 des achats automobiles turcs. D’où l’étendue du scandale des possibles fraudes aux tests antipollution allemands en 2015.
En revanche, en Europe de l’Est, le diesel est boudé au profit des modèles essence. En Pologne par exemple, on dénombre moins de 40 % de véhicules diesel neufs ou anciens.
Face à ce constat, de nombreux professionnels comme vendresavoiture.fr se sont spécialisés dans l’assistance à la revente universelle des essence et diesel. Sur la base d’une cotation argus sans condition, les particuliers peuvent ainsi se tourner vers des professionnels pour obtenir avis et conseils de cession.

Pourquoi de telles différences ?

À l’Ouest, rien de nouveau : les politiques fiscales régulent les ventes. En France et dans de nombreux pays d’Europe occidentale, la levée de taxes via le gonflement des prix à la pompe est monnaie courante. (La dernière hausse en France datant du 1er janvier vient nous le rappeler !) Acheter un modèle diesel pour mieux le revendre est donc une question de budget essentielle. De plus, les pays de l’Ouest accusent un certain retard dans l’électrisation de leur parc automobile. Malgré de nombreuses innovations et de gros efforts de la part des constructeurs, Renault en tête, l’autonomie des batteries est loin d’être optimale. De fait, les automobilistes préfèrent encore se rabattre sur des diesel d’occasion.

Dans l’ensemble, les autos d’occasion européennes vieillissent bien et les ventes battent leur plein. Acheteurs et revendeurs peuvent d’ores et déjà s’attendre à une excellente année 2016 !