Alors que nous pensions à un rebond des ventes de voitures neuves pour 2014, ce n’est qu’une petite croissante de tout juste 0.3 % que nous sommes dans l’obligation de constater. Depuis 15 ans nous subissons la crise économique parce qu’il s’agit bien d’elle qui met le marché des voitures neuves à ce bas niveau.

baisse-vente-voiture-neuve

Que réserve l’année 2015 sur la vente de voitures neuves ?

Après la baisse spectaculaire des ventes de voitures neuves en 2013 et malgré la petite accalmie de 2014 avec 0.3 % de croissance, les constructeurs ne sont guère optimistes pour l’année 2015. Plusieurs raisons sont évoquées. La principale est bien sûr la crise étant donné le prix des voitures neuves. Les ménages ne donnent plus priorité à l’achat de véhicules neufs. Cependant les économistes ont remarqué que depuis des années un nouveau comportement des conducteurs s’installe : Dans la mesure où les utilisateurs de véhicules préservent leur mobilité ils conservent leur véhicule ou acquièrent une voiture d’occasion. Ce qui explique que par temps de crise ou non l’achat des voitures neuves ne croissent pas proportionnellement selon que le pouvoir d’achat baisse ou stagne.

Quels critères pourraient rendre optimistes les constructeurs de voitures neuves ?

La baisse du prix du pétrole accompagnée de la baisse du prix de l’immobilier devraient redonner un peu de croissance au budget des ménages certes, mais vont-ils pour autant investir dans un nouveau véhicule alors que la confiance vers l’avenir est bien peu garantie et que le chômage croit chaque année davantage.

vente-voiture-neuve

Quelle part peut-on imputer à la crise économique sur la baisse des voitures neuves ?

Il est évident que les ménages ne désirent pas dépenser une somme importante pour l’achat d’une voiture neuve en raison de la crise. Mais s’ajoute à cette situation le prix des voitures neuves toujours revues à la hausse. Les constructeurs comme les autorités européennes conçoivent des réglementations toujours plus exigeantes et de ce fait affichent des prix bien trop élevés. Aujourd’hui comment réussir à rembourser l’emprunt d’un bien immobilier et encore une voiture neuve ?

Des services alternatifs fleurissent de plus en plus : covoiturage, autolib…

Il est vrai que depuis plusieurs mois les médias se sont emparés de ces nouveaux services en ventant leurs mérites avec tous les points positifs qu’ils comportent. Si des statistiques sont difficiles à établir aujourd’hui, la question reste malgré tout : A qui nuit plus particulièrement le développement de ces services : est-ce au secteur de l’automobile ou aux transports en commun ? Difficile d’obtenir une réponse à l’heure actuelle. Ce qui est certain c’est que le covoiturage permet à des propriétaires de véhicules de se déplacer alors qu’ils ne l’auraient peut-être pas fait ou pris un autre moyen de transport, quant à l’autolib elle n’est qu’un moyen supplémentaire de se déplacer dans les grandes villes. Les mandataires continuent à casser les prix avec toujours plus de remises, et proposent d’autres solutions comme AramisAuto qui vient de lancer le site www.jemoffreunevoiture.com en partenariat avec OuiCar et BlaBlaCar, le but étant de se faire financer sa voiture par la location et le covoiturage.

jemoffreunevoiture

Quelle part l’effet polluant des véhicules peut avoir sur la vente de voitures neuves ?

La politique actuelle désire réduire la pollution par tous les moyens. Si Paris envisage de ne plus laisser entrer dans sa capitale les voitures au diesel, fait payer des taxes supplémentaires, d’autres villes risquent d’être concernées. D’autre part la fiscalité annoncée pour les voitures diesel ne fera pas davantage acheter de voitures neuves aux ménages. Il est plutôt indispensable que les constructeurs s’adaptent en améliorant leurs véhicules essence.

Quelles différences peut-on remarquer entre le marché français et le marché européen ?

Pour l’achat de leur voiture les français tiennent compte en priorité de la politique économique et de la fiscalité annoncée, leurs désirs passent au second plan. Cependant les biens immobiliers étant tellement élevés qu’ils font perdre à l’automobile une part du marché. Et pourtant le marché français est relativement bien tenu comme celui de l’Allemagne. Par contre en Allemagne le prix de l’immobilier est moins élevé. L’Espagne n’a pas pu étendre ses ventes de véhicules pendant la crise en raison de son crédit hypothécaire qui ne s’est pas développé. Tous les pays européens ont dans leur ensemble plus soufferts que la France puisque la croissance européenne est très faible et la fiscalité portée à son extrême.