Dès septembre 2014, la norme Euro 6, s’intéressant aux émissions polluantes de nos véhicules, entrera en vigueur pour tout nouveau véhicule homologué. Cette norme aura-t-elle un impact sur le coût des voitures ?

euro 6 essence

Diesel : toujours plus chers !

Les nouvelles normes font la chasse aux oxydes d’azote (NOx) pour les moteurs diesel. Jusqu’à présent, ces derniers bénéficiaient d’une plus grande latitude à ce chapitre. Désormais, les émissions de NOx autorisées sont (quasi) au niveau de celles des moteurs à essence.

Euro 5 avait rendu obligatoire le montage d’un filtre à particules, pour Euro 6, ce sera le piège à NOx (moteurs de puissance inférieure à 120ch) ou un dispositif SCR (moteur plus puissants). Outre ces dispositifs, les motoristes doivent recalibrer les moteurs de manière à fonctionner avec un taux de recirculation des gaz d’échappement plus élevé.

Toutes ces modifications ont un surcoût non négligeable et beaucoup de citadines ne devraient plus être proposé en diesel désormais : c’est déjà le cas pour la Nissan Micra et la Volkswagen up! par exemple.

Essence : pas de changement… pour le moment

Le passage à la norme Euro 6 n’aura pas de grandes conséquences pour les moteurs essence… jusqu’en 2017 où ils devront à leur tour limiter leurs émissions de particules au même niveau que les moteurs diesel. Si l’injection directe représente une grande avancée pour les moteurs essence, ce type d’injection peut émettre beaucoup de particules fines à cause d’une combustion partielle à l’intérieur du cylindre.

Pour remédier à cela, certains constructeurs, comme Audi et Lexus, ont développé une bi-injection (directe et indirecte). Néanmoins, le filtre à particules devrait se généraliser lorsque la norme s’appliquera. Toutefois, la conception d’un filtre à particules pour un moteur essence sera beaucoup plus simple et les conducteurs ne risqueront pas de se retrouver avec un filtre bouché comme cela peut arriver avec un moteur diesel utilisé uniquement sur de courtes distances.

Véhicules électriques: une opportunité

La complication toujours plus importante des dispositifs de dépollution pourrait contribuer à l’essor des véhicules électriques. De conception plus simple, leur gros défaut est leur faible autonomie qui est un véritable frein dans certaines situations.